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Les seins renvoient très facilement à l’imaginaire sexué ainsi qu’ à sa fonction nourricière. Pour préserver notre poitrine, nous avons besoin de comprendre vraiment de quoi il s’agit et d’adopter des bonnes pratiques d’hygiène de vie.

C’est parti pour un voyage au pays des seins !

Torse nu - Image par Engin_Akyurt

Les seins, c’est fait comment ?

Avant de se pencher sur quoi faire pour préserver la santé de notre poitrine, il est intéressant de comprendre de quoi est fait un sein. Je vous propose donc un tour du côté de l’anatomie-physiologie, histoire de briller en société à votre prochaine soirée entre potes.

Le sein est une glande

Et oui le sein, parce qu’il sécrète des substances est une glandes. Et comme ces substances sont sécrétées vers le milieu extérieur à l’organisme, elle est dite glande exocrine (ben on va en apprendre des mots savants dans ce paragraphe !).

Pourquoi ? Parce que le sein fait partie intégrante de la peau et est assimilé aux glandes sudoripares. Il y a donc excrétion de sueur au quotidien. Vous vous en apercevez peut-être quand vous faites du sport, la transpiration sort aussi au niveau des seins. Mais on trouve aussi ce qu’on appelle des glandes sébacées, au niveau du mamelon. A cet endroit il y a sécrétion de sébum surtout durant l’allaitement, histoire de prévenir les gerçures. Bon, ça ne suffit pas toujours… (tient ça me fait penser à vous écrire un article sur les moyens de faire face à ce genre de réjouissances quand on allaite, ça vous dit ?).

Et puisqu’on est au niveau du mamelon et de l’aréole (le cercle de peau foncée autour du mamelon), on trouve à cet endroit des fibres musculaires. Elles répondent au système nerveux autonome (celui qu’on ne contrôle pas) et servent à durcir le mamelon (en fait on parle d’érection, si c’est vrai on en est capable !) quand vous avez froid ou que vous êtes avec votre chéri dans certaines circonstances (si vous voyez ce que je veux dire Clignement d'œil ).

Les seins ont un soutien-gorge intégré

Chaque sein, qu’on appelle aussi glande mammaire, est composé de lobes : des sortes d’usines de production de lait (environ 15 à 25 lobes par sein). Je ne vais pas vous faire un cours sur l’allaitement. Ce qui nous intéresse ici c’est que chaque lobe est séparé des autres par du tissu conjonctif (sorte de peau interne qui soutien les organes). Ce tissu prend le nom dans cette région de notre anatomie de “ligament suspenseur du sein” : c’est parlant non ? En effet, il se fixe au fascia Poitrine - Photo prise par Foundry--923783musculaire sous-jacent et au derme (souvenez-vous le sein c’est de la peau) pour assurer le maintient de la poitrine. On dispose d’un soutien-gorge intégré.

Quand on n’est pas enceinte (3ème trimestre de grossesse) ou qu’on n’allaite pas, les structures lactifères ne sont pas développées. La taille de la poitrine dépend donc principalement de la quantité de tissu adipeux (comprenez graisse mais c’est plus classe !) qu’elle contient. Vous aurez certainement remarqué que lorsque vous prenez du poids, les seins en font de même et inversement !

Bon après cette minute nécessaire de madame Cyclopède (référence culturelle !) , penchons-nous sur 3 façons de prendre soin de nos seins.

3 astuces pour prendre soin de vos seins

Bien-sûr vous pouvez appliquer régulièrement une crème hydratante ou même un sérum qui retend vos seins pour assurer un joli aspect à votre poitrine. Ce que je voudrais vous apporter ce sont des bonnes pratiques liées à la santé des seins. Ensuite ils seront beaux comme tout, c’est le deuxième effet kiss cool !

Circulez !

Comme tout organe, les seins sont constitués de cellules. Et comme toutes cellules, celles-ci ont besoin, pour se nourrir et trouver des nutriments nécessaires à leur fonctionnement, que le sang circule et parvienne jusqu’à elles. Dans le même état d’esprit, ces cellules ont besoin que les déchets qu’elles rejettent soient évacués. C’est la lymphe qui s’en charge. Brassière - Photo prise par Elle Hughes

Imaginer une route coupée par un barrage. De l’autre côté du barrage, un village qui n’a plus de quoi recevoir les livraisons des agriculteurs environnant ni même que les éboueurs puissent venir ramasser les poubelles pour les mener vers le centre de traitement des déchets. Et bien le barrage c’est le soutien-gorge trop serré ! Et oui, quand vous l’enlevez le soir et que vous remarquez des traces (que dis-je : des stries) sur votre peau, c’est que toute la journée, la circulation sanguine et lymphatique a été empêchée ou tout de moins elle s’est heurtée à des obstacles et n’a pas pu se faire de façon fluide. Et la nature aime la fluidité. En plus, certains soutiens-gorge abiment littéralement une partie des ligaments suspenseurs dont nous avons parlé précédemment.

Que faire alors ?

Solutions 1

*Le MLDN ou Mouvement de Libération Des Nénés est un mouvement que j’ai initié il y a plusieurs années (pour ceux qui me connaissent : petits clins d’œil) et qui consiste à reléguer le soutien-gorge au placard (ne pas le jeter car il peut servir par exemple pour se rendre chez son ostéo ou chez son médecin). Il y a plusieurs façon de rejoindre le mouvement :

  • le soir lorsque vous rentrez chez vous, prenez l’habitude d’enlever votre soutien-gorge pour assurer plusieurs heures de totale liberté de circulation au niveau de votre poitrine
  • adopter cette liberté … tout le temps ! Il y a bien-sûr quelques aménagements par exemple lorsque l’on met un vêtement un peu transparent.

Chouchoutez vos seins : limitez le SPM

Le Syndrome Pré Menstruel est classifié en plusieurs sortes en fonction des symptômes ressentis par les femmes qui en sont victimes. Parmi ces symptômes, certaines femmes ressentent beaucoup de tension mammaire. Il peut être intéressant d’y remédier afin déjà d’être tranquille et ensuite de limiter cette sollicitation de la poitrine qui se tend et se gonfle cycliquement, ce qui peut à la longue avoir des conséquence sur l’élasticité des tissus.

Que faire alors ?

Solutions 2

Les seins et les hormones : je t’aime moi non plus

Le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a émis un avis en 2005, actualisé en 2012 à propos du lien entre la pilule contraceptive et le risque de cancer du sein. Pour être plus précis, ils ont montré que la pilule combinée (qui délivre œstrogènes et progestérone) était corrélée à une augmentation du risque de cancer du sein (et aussi de l’utérus et du foie). Cette augmentation du risque est cependant limité aux femmes qui prennent ce type de pilule depuis peu de temps et à celles qui cumulent 10 ans ou plus de prise de ce type de pilule.

Alors attention, mon objectif n’est pas de vous faire flipper mais de relayer une information. A chacune ensuite de questionner son médecin, gynécologue ou sage-femme pour se faire préciser si besoin quel type de pilule vous a été prescrite et d’échanger avec lui sur l’opportunité de changer si cela vous angoisse. Seul un professionnel de santé pourra vous guider et vous accompagner en prenant en compte les spécificités de vos antécédents et risques associés à chaque type de pilule. L’idée ici est de vous proposer de reprendre un peu votre part en questionnant, en échangeant et en prenant une décision la plus éclairée possible avec les infos disponibles au moment de ladite décision.

Ceci dit, il est admis que les seins sont immatures s’ils n’ont pas traversé une grossesse et un allaitement. Et des seins immatures sont plus sensibles et impactés par les hormones de synthèse.

A noter que les risques évoqués par le CIRC semblent retrouver leur niveau “normal” seulement 10 ans après l’arrêt de ce type de pilule. D’autres études semblent confirmer le temps long que prend l’organisme pour évacuer les hormones de synthèse car il a été retrouvé des traces de ces hormones 5 ans après l’arrêt.

Que faire alors ?

Solutions 3

Vous voilà forte de 3 groupes d’actions concrètes à mettre en place pour des seins en pleine santé. A vos commentaires maintenant pour connaître vos astuces ou poser vos questions ! Vous connaissez la maison !

Sources :

CIRC

La pilule contraceptive – Professeur Joyeux

Anatomie et physiologie humaine – Elaine N.Marieb

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Carole Thiebault

Naturopathe - Heilpraktiker
Consultante en gestion autonome de la fertilité

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6 commentaires

  1. Coucou Carole !
    Encore une fois un article très intéressant !
    Je vis sans soutif depuis des années et j’assume pleinement malgré quelques remarques désobligeantes ou gens mal pensants ! En tout cas, c’est une vrai délivrance 😉
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

    1. Carole Thiebault a dit :

      Ah ah ça me fait plaisir de te compter parmi les membres de MLDN !
      Oui le regard des autres freinent souvent les femmes. Certaines témoignent être gênées par le regard de certains hommes : j’ai envie de dire, ce sont à ces hommes d’être gênés ! Et entre nous quand ça m’arrive je fixe mon regard sous la ceinture juste pour faire miroir : effet garanti !

    1. Carole Thiebault a dit :

      Avec plaisir Line,
      Sans tomber dans la sublimation, on peut se dire que puisqu’ils sont là, autant en prendre soin !
      Merci pour ton commentaire

  2. Coucou Carole,
    Très intéressant ton article 🙂 Depuis que je suis passée aux sans armatures je me sens nettement mieux et plus du tout oppressée ou gênée comme ça pouvait être le cas avant parfois ^^
    Des bisous 🙂

    1. Carole Thiebault a dit :

      Génial ! Ton action permet aux tissus situés sous la poitrine de ne pas être meurtris et les capacités de soutien naturel sont préservées.
      Bravo à toi Séréna !
      Au plaisir de te lire

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