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Passé les interrogations sur ce qu’est la Symptothermie moderne et le temps de réflexion pour savoir si a priori on a envie de se lancer là-dedans ou pas, j’ai souvent la question suivante :

“A quel moment je dois commencer à m’observer ?”

Alors prête à vous lancer ?

Débuter la symptothermie moderne

Personne ne vous oblige à rien

Alors la première réponse est que le verbe “devoir” doit être banni de votre vocabulaire en ce qui concerne la démarche d’adopter la gestion autonome de la fertilité.

Car il s’agit bien d’une démarche

On n’aborde pas la question de la gestion de la fertilité de la même façon quand on recours à des méthodes barrière ou de blocage d’un processus physiologique que quand on veut apprendre à se connaître pour s’adapter au rythme de son organisme.

Donc avant toute chose, il est indispensable de bien s’informer puis de bien réfléchir de votre côté, avec ou sans compagnon/compagne avant de prendre la décision de se lancer.

Le bon jour est le vôtre

Et là encore, vous devez impérativement vous assurer que seule ou accompagnée d’un(e)conseiller(e) il est prévu une période d’apprentissage sécurisée par ailleurs. Ceci est d’autant plus important si vous n’avez pas de désir d’enfant dans l’immédiat !

Visez la sérénité

Croyez-moi, le temps passe vite et vous serez plus sereine si vous avez cet espace pour vous familiariser avec la technique sans avoir a stresser de savoir si vous pouvez ou pas. J’ai assez d’expérience aujourd’hui pour vous assurer que je ne connaît personne qui, s’étant lancée dans cette démarche, a mis entre parenthèses sa vie sexuelle en attendant d’être certaine d’avoir bien compris comment ça marchait !

Votre décision est prise ? Alors commencez !

Lâchez du leste

Il n’est pas besoin d’avoir un moment privilégié pour débuter l’observation de son cycle. Honnêtement, ça peut être quand vous sentez que c’est bon pour vous. Et surtout ça peut être que du ressenti au départ.

Bien-sûr quand je vous dis cela, je ne suis pas en train de vous parler de l’application stricto sensu de la méthode. Non, je suis en train d’ouvrir la possibilité d’observer intuitivement ce qui se passe en vous.

Pourquoi ?

Parce que quand vous en serez à vouloir appliquer vraiment la symptothermie moderne vous serez déjà un peu plus centrée sur vous (et attention, ce n’est pas une méthode pour égo surdimensionné complètement imbu de lui-même, et la taille de l’utérus n’a rien à voir non plus ah ah !).

Cela vous facilitera la tâche quand il s’agira d’ajouter à vos habitudes quotidiennes la prise de température ou l’observation de la glaire cervicale.

Maintenant, débuter vraiment l’observation du cycle demande quelques préalables :

  1. Avoir bien compris comment le cycle fonctionne et ce qui se passe dans votre corps à ce niveau là
  2. Vous être procuré un thermomètre dédié à l’observation du cycle (il y a quelques paramètres importants, promis je vous donnerai dans un prochain article un comparatif des thermomètres sur le marché)
  3. Savoir comment reporter vos observations pour qu’elles soient lisibles et interprétables

Avec tout ça vous êtes parée

Un thermomètre adapté, une feuille un crayon et c’est parti !

et vous avez tout naturellement compris que le mieux est encore d’attendre vos prochains saignements (je ne peux pas les qualifier de règles car techniquement on ne sait pas si ça en est).

Ils restent encore aujourd’hui le signe le plus évident et logique pour commencer un cycle d’observation.

Ceci est valable seulement si vous n’êtes pas sous traitement hormonal. Et oui si on veut observer son cycle, il faut qu’il puisse avoir lieu. Donc si vous êtes sous pilule contraceptive ou avez un stérilet diffusant des hormones, vous ne pouvez pas commencer à observer.

Je prends la pilule : comment je peux débuter la symptothermie moderne ?

Laissez votre cycle s’exprimer !

Alors là il y a un pré-requis : arrêter les hormones. Ceci n’est pas un défi ni une injonction. Je le rappelle : si vous en êtes à vous demander quand commencer la symptothermie moderne, cela suppose une réflexion en amont et que vous ayez bien dégagé toute contrainte due par exemple à une maladie qui vous oblige médicalement à prendre un contraceptif oral par exemple.

Et là ce n’est pas moi qu’il faut interroger mais bien votre médecin, gynécologue ou sage-femme qui vous suit habituellement.

Bon on reprend, vous avez réfléchi, il n’y a aucune contrainte médicale à poursuivre la pilule (ou le stérilet hormonal) et vous souhaitez enfin vous lancer (même certaines femmes trépignent, si, si je vous assure je le vois parfois).

Tous les discours ne vous donneront pas la même réponse à cette question mais moi je suis d’avis de terminer votre plaquette.

Certaines femmes arrêtent tout en plein milieu, je suis frileuse en tout cas ce n’est pas ce que je préconise. J’avoue, c’est une intuition, je n’ai pas encore pris le temps de la justifier par des recherches précises (oserai-je encore une promesse ? euh non, je le ferai mais je ne m’engage pas car beaucoup d’autres choses qui me paraissent prioritaires).

Pour le stérilet hormonal, ben je crois que ça tombe sous le sens mais ça va toujours mieux en le disant : il vous suffit de prendre rdv avec la personne qui vous l’a posé afin qu’il/elle vous le retire.

Et les autres dispositifs ?

Peut-être vous posez-vous la question du stérilet dit au cuivre (je n’ai pas précisé mais quand je parle de stérilet, je veux me faire comprendre du plus grand nombre, je parle bien du DIU). Vous pouvez-bien commencer à vous observer en le laissant en place ce qui vous donne une sécurité contraceptive que vous aviez jusque là acceptée et ce durant tout le long de votre apprentissage voir plus, le temps, en fait de vous sentir suffisamment sécurisée dans votre pratique pour vous sentir d’enlever ce “filet de sécurité”.

Là aussi il semble y avoir discussion : certains discours tendent à affirmer que la présence d’un stérilet cuivre modifierai la qualité de la glaire voir même empêcherai d’observer la glaire (sous-entendu et là il s’agit de mon interprétation : il empêcherai sa sécrétion ?). Bon je suis a priori dubitative car la glaire est sécrétée au niveau du col et le stérilet est placé dans le corps de l’utérus. Donc pas au même endroit même si on reste dans le voisinage, j’en convient.

Bon allons-y pour les pistes que cela ouvre à vue de nez :

  • la diffusion de cuivre pourrait interférer avec la glaire ?
  • la réaction inflammatoire locale provoquée par la présence du stérilet s’étendrait jusqu’au col et interférerait sur la glaire (sécrétion et/ou qualité) ?

Ok je relève le défi là-aussi : chercher de possibles interactions (oh mais c’est une belle idée pour un prochain article ça non ?).

Partez du principe que votre observation vous dira si effectivement chez vous il y a un frein à l’observation de la glaire du fait de la présence de votre stérilet. Ceci dit pour le sujet qui nous intéresse aujourd’hui, je le rappelle :

Quand commencer la symptothermie moderne ?

il n’y a pas à se poser la question car une chose est sûre, il n’empêche pas le processus physiologique du cycle menstruel de se réaliser. Donc vous pouvez commencer.

Ensuite après plaquette de pilule ou retrait du stérilet hormonal, attendez les premiers saignements observables et commencez à noter : saignements, glaire, température.

Commencer la symptothermie moderne : objectif numéro 1

En fait il sera temps plus tard de se préoccuper du profil de cycle que vous avez, de savoir s’il est physiologiquement équilibré ou non.

Débuter la symptothermie moderne n’a qu’un seul objectif au départ : vous familiariser avec les “symptômes” du cycle (vous avez remarqué l’analogie avec le nom symptothermie moderne /symptômes, c’est dingue comme c’est bien fait !).

Mention spéciale pour les jeunes mamans : je vous conseille d’attendre votre retour de couches. Si vous êtes en allaitement, vous pouvez appliquer la méthode MAMA (préconisée par l’OMS). Il existe aussi des règles d’application spécifiques de la symptothermie pendant l’allaitement. Mais personnellement, je ne prends jamais le risque d’accompagner une jeune maman avec ces dispositions spéciales si elle n’a jamais pratiqué la symptothermie avant.

Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on se penche sur toutes les règles d’interprétation. Et oui ça ne sert à rien de savoir comment interpréter un cycle si les observations et la façon de les noter est mal faite au départ !

Voir même ça risque bien de vous mettre dans une situation d’échec car vous serez déçue de voir que votre cycle ne ressemble pas à ce qu’on vous a montré.

Alors ne cherchez pas midi à 14 heures au début (et même à la fin vous verrez si vous souhaitez vous lancer), observez et vous constaterez déjà la richesse de cette simple expérience.

Je reprends ici une réflexion d’une cliente que j’ai accompagnée :

“C’est dingue comme on peut vivre dans le brouillard et là juste de savoir comment je fonctionne et de constater les signes que ça fonctionne, le brouillard se lève !”

J’aurai pas mieux dit !

Et vous ?

Oseriez-vous dire votre expérience ?

Êtes-vous dans le questionnement ou dans l’entre-deux : je veux me lancer mais j’ose pas encore ou je ne sais pas comment ?

Allez dites-moi tout dans les commentaires et je vous réponds, c’est promis !

 

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Carole Thiebault

Naturopathe - Heilpraktiker
Consultante en gestion autonome de la fertilité

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4 commentaires

  1. J’adore la manière dont tu expliques la symptothermie comme une démarche et une opportunité de mieux se connaitre soi-même, plutôt qu’un devoir à suivre des règles sans trop savoir pourquoi.

    J’utilise moi-même la symptothermie depuis quelques mois et je trouve fabuleux de réussir à comprendre comment le corps fonctionne et comment il peut être influencé par notre style de vie.

    Malheureusement, beaucoup de femmes ne sont pas au courant de cette méthode, simplement parce que les médecins n’en parlent pas et je trouve ça vraiment dommage.

    Alors merci d’en avoir parlé à travers ton article!

    1. Carole Thiebault a dit :

      Merci Virginia pour ton témoignage.
      Je suis touchée car c’est exactement l’intention que j’y mets. Oui je suis d’accord avec toi sur le fait de diffuser l’information de ce qu’est la sympto juste pour donner la possibilité d’un vrai choix. Ensuite, cela reste un choix perso.
      N’hésites pas à diffuser mon blog car il sert à ça aussi 😉

      Au plaisir de te lire à nouveau au gré des articles.
      Bises

  2. Tout à fait épatant 👏🏻😊✨ ! Je ne suis pas certaine d’être capable de tenir cette discipline… Je me suis déjà essayée à 2 cours différents de yoga et je n’ai pas accroché en dépit du fait que j’ai constaté des bienfaits sur mon bien-être 🤗 Merci pour ces précieux conseils 🙏🏻

    1. Carole Thiebault a dit :

      Merci Sofia,
      Il est vrai que cela demande un engagement. La plupart des personnes qui persévèrent dans ce yoga à visée thérapeutique sont celles qui étaient gênées au quotidien par des désagréments tels que bouffées de chaleur ou bien qui sont dans un désir d’enfant très présent. Merci pour ton message en tout cas !

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